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Conseils d'élevage - Conseil d'élevage… - Les nichoirs - Vermifuger - Mon premier canard - Eleveur de canards d'ornement

Conseils d'élevage

Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 22:58

 

ELEVAGE DES CANETONS

 

     

Laisser à la cane le soin d'élever les petits, constitue sans aucun doute, la méthode la plus simple et la moins contraignante. Si les enclos et  l'environnement vous le permettent, il faut y avoir recours pour certaines espèces, je pense en particulier aux bernaches, oies et autres casarcas, qui protègent bien leurs petits et dissuadent certains prédateurs, pour ma part je  n'ai jamais eu de problèmes avec ces espèces en les laissant avec la cane. En revanche pour les petites espèces et  les plongeurs, il est préférable d'élever artificiellement les canetons si l'on veut une certaine réussite dans l'élevage. Pour se faire vous devez disposer d'un éclosoir, de quelques éleveuses pour mener à bien cette façon de pratiquer. 

Avant toute chose, vous devez avoir, une idée assez précise de la date du début de l'incubation des oeufs par la cane pour pouvoir déterminer la date du prélèvement des oeufs. Personnellement, je retire les oeufs deux ou trois jours avant l'éclosion. Il est préférable de retirer les oeufs trop tôt, que de prendre les canetons sous la mère. Dans ce dernier cas, il est plus sage   d'isoler la cane et ses petits dans un enclos protégé des prédateurs. J'ai fait, bien évidemment, l'expérience de les mettre en éleveuse, ça marche en général, mais les canetons sont très sauvages et c'est toujours avec une certaine angoisse que l'on approche des éleveuses, car on sème une véritable panique, on prend aussi le risque que les canetons se laissent mourir de faim.  

Un incubateur peut servir d'éclosion, il est vivement conseillé de ne l'utiliser que pour cette fonction, la température doit être légèrement inférieure à la température d'incubation 36°5 par exemple. L'humidité doit être poussée au maximum. Les oeufs y sont placés après avoir été mirés (éliminer les oeufs clairs et les canetons morts dans l'oeuf) A partir de cet instant, vous ne devez plus ouvrir votre éclosion  avant l'éclosion des petits. Les canetons naissent en général tous en même temps. Il est inutile de vouloir aider les retardataires, car ont fait souvent pire que mieux. 

Il faut maintenant attendre que vos canetons soient secs, laissez les vingt-quatre heures dans l'éclosoir, il est inutile de donner de la nourriture pendant cette période, les canetons ne mangent pas durant les premières vingt-quatre heures. 

Une fois bien secs les canetons sont placés dans une éleveuse (cf. schéma). Le fond est constitué d'un grillage plastifié (maille d'un cm) éviter le galvanisé qui pourrait favoriser le développement  de problèmes cutanés sous les pattes. La hauteur de la lampe doit être réglée pour que la température soit de l'ordre de 35°. La lampe sera remontée régulièrement et le bon test sera réalisé en observant les pensionnaires : S'ils sont tassés sous la lampe c'est que la température est trop basse, vous devez les voir aller et venir dans  l'éleveuse, certes ils finiront par dormir sous la lampe mais ne seront pas blottis les uns contre les autres.  Il faut donc adapter la hauteur de celle-ci en tenant compte du comportement des canetons. Durant les premiers jours vous pouvez disposer un morceau de « feutrine » sous la lampe qui permettra de maintenir une certaine chaleur et surtout de contenir la semoulette ou les vers de farine. Dès que les canetons mangent sans problème on peut les laisser sur le treillis, la nourriture étant disposée dans une petite assiette en plastique. Il est très important de mettre à disposition un goutte à goutte d'eau fraîche qui remplit un récipient dans lequel on aura disposé des galets pour éviter que les canetons ne se mouillent. 

Il faut pratiquer l'éjointage durant les deux ou trois premiers jours, de cette façon il n'y a pas de problème de saignement. Personnellement j'utilise une paire de ciseaux désinfectés au préalable, consacrés à  cet usage.Il faut se méfier des espèces qui grandissent très vite en particulier des bernaches à cou roux. A dix jours l'éjointage devient une véritable opération  tant le développement de l'aile est déjà bien avancé. 

Il est important d'éjointer vos anatidés surtout lorsqu'ils ne font pas partie de la faune Européenne, il faut à tout prix éviter les problèmes de « pollution ». Il faut rappeler ici  que l'érismature à tête blanche est menacé  en partie par le  croisement possible avec l'érismature roux d'Amérique qui  ne devrait pas exister « volant » dans notre environnement. 

Durant une vingtaine de jours les canetons vont rester dans cette éleveuse où une nourriture, sous forme de semoulette canetons démarrage, va leur être dispensée. Pour les canards de surface cette nourriture est suffisante, vous  pouvez y ajouter éventuellement des lentilles d?eau et de la verdure. Par la suite mon programme d?élevage est dicté par les conseils donnés par la marque de l'aliment. Je respecte scrupuleusement le nombre de semaines avant de passer à l'aliment d'entretien. J'ai pu observer que j'avais de cette façon beaucoup moins de problèmes d'ailes qui pendent. 

Après une vingtaine de jours les pensionnaires sont changés d'éleveuse et sont placés dans un parc deuxième âge, l'eau devient progressivement plus abondante, ils peuvent commencer de petites baignades et ont la possibilité de se sécher sous une lampe. Le plumage se fait rapidement, attention au baguage,  il ne faut pas se laisser « avoir »  car pour certaines espèces il faut tester la bague une vingtaine de jours après la naissance. C'est à ce moment là qu'il faut sexer vos oiseaux de façon à mettre la bague du coté droit pour les mâles et du coté gauche pour les femelles, cette façon de faire vous facilitera la tache par la suite lorsqu'il s'agira  de choisir des couples. Si vous disposez de plusieurs couples reproducteurs d'une même espèce mettez une bague de couleur en plastique à l'autre patte pour différencier les familles, de façon à pouvoir choisir des couples non consanguins sans avoir à vérifier les numéros de bagues ce qui évite des rattrapages inutiles et surtout évite de stresser vos oiseaux. 

Il faut aussi rappeler que les canetons sont vulnérables et qu?ils doivent être protégés des prédateurs (filet de volière). 

Après ces quelques conseils, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une très bonne saison  de reproduction.

Paul Marguier

Oies-canards-ornement

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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /2007 21:48

LES NICHOIRS

Sujet très important qui conditionne le succès de la reproduction. En milieu naturel les anatidés peuvent nicher à découvert comme les oies et les bemaches,

dans les joncs, les herbes, dans les buissons comme la sarcelle baikal, dans les terriers comme les tadornes, dans des cavités naturelles, les arbres creux privilégiés par les harles, garrots, mandarins, carolins, et bemaches à crinière.

Ces notions doivent nous aider dans la réalisation des nichoirs, mais il ne faut pas oublier que nos oiseaux proviennent généralement de souches d'élevage, le parcours de détention est limité, ils nichent parfois là où on les attend le moins. On peut voir, par exemple, des morillons à bec cerclé qui, en principe, nichent sur des îlots dans le végétation flottante, occuper des  nichoirs surélevés plus adaptés aux harles, aux mandarins, ou aux garrots. Rien n'est donc absolu dans ce domaine, il faut donc prévoir plusieurs possibilités. Il faut laisser à la cane la possibilité de choisir son nid, il faut donc en mettre au moins deux par couple au départ. Quand la cane a choisi son nid, chaque année elle pondra au même endroit, dans le même nid, vous pourrez donc ne mettre qu'un seul nid l'année suivante.

La taille des nichoirs ainsi que I'entrée pourra être adaptée à l'espèce, cela dit un nid d'une dimension intérieure de 25/25cm est assez standard, II conviendra à un bon nombre d'espèces.

Les nichoirs seront construits en contreplaqué dit d'extérieur et seront protégés par une peinture ou un produit type lasure ou bondex. Il est conseillé de ne pas les peindre à la dernière minute car I'odeur repousserait les canes.

Le fond du nid sera garni de tourbe mélangée à du sable d'Aisne ou du Rhin par exemple, deux tiers de tourbe un tiers de sable (la tourbe garde une certaine humidité indispensable au bon développement de l'embryon). Par dessus la tourbe on mettra un peu de foin. Les nichoirs seront intégrés à la végétation de I' enclos, dans un endroit ombragé, au calme. L'ouverture des nids sera orientée vers I' est (c' est à dire au soleil levant,opposée aux vents et pluies dominants). Il faut prévoir plus de nichoirs que de couples, vous éviterez ainsi que plusieurs canes pondent dans le même nid ! Elles occupent des nids placés de façon  variés.

Les nids sur I' eau, sur îlots de végétation, dans les joncs.

Les nids au sol , dans les herbes, dans les buissons.

Les terriers, indispensables aux tadornes.

Les nids surélevés, qui remplacent les arbres creux, indispensables aux canards percheurs (mandarins, carolins, bemaches à crinière, mais aussi harles et garrots.)

Il est conseillé de ne pas laisser les nichoirs en permanence dans les parcs en dehors de la saison. Cela permet de contrôler la période de ponte, en effet si la cane pond trop tôt, en février, par exemple, cela comporte quelques risques , il peut y avoir des gelés importantes préjudiciables aux oeufs.

Les nichoirs sont retires à partir du mois d'août, cela évite des pontes tardives qui donnent souvent de bien piètres résultats.

Lorsque les nichoirs sont enlevés il est possible de les nettoyer, de les désinfecter, de profiter de I'occasion pour réparer les nichoirs éprouvés par le temps, et mettre une couche de protection, entretien qu'il faut prévoir avant I'hiver pour que les odeurs de peinture ne rebutent pas les canes le moment voulu.

Enfin d'un point de vue purement économique, la durée de vie des nichoirs sera plus longue et cela évitera des frais supplémentaires.

Différents types de nichoirs

 

 

Petit nichoir avec une entrée de 8 cm de diamètre  occupé très souvent par la cane de garrot albéole.

 

 

 Grand nichoir utilisé pas les eiders à duvet, Il n'y a pas de fond.

 

 Nichoir classique réalisé en contreplaqué bakélisé. Convient aux mandarins, carolins, sarcelles à collier, harles.

 Intérieur d'un nid type "mandarin". Ici ramassage des oeufs incubés pour une éclosion en éclosoir dans un ou deux jours.

 Nichoir  occupé par des sarcelles : hiver, puna, versicolore, et aussi les siffleurs.

 

Autre nichoir type "mandarin" avec une entrée plus large.

 

Nichoir occupé par la cane d'eider à lunettes, nous avons simplement abrité le nid  avec un panneau de contreplaqué.

Construction d'un nid en joncs.

Très naturel, ce nid a beaucoup de succès auprès des siffleurs, pilets,colverts . . .

Première étape, faire une dépression dans le sol et y mettre de la tourbe et du foin.

Planter trois arceaux en osier espacés de 30 cm

Deuxième étape : mettre des joncs au dessus des arceaux d'osier, et serrer le tout avec trois autres arceaux d'osier. Le nid est prèt.

 

 

 

Nichoir avec entrée "tunel".

Ce nichoir a l'avantage de ne pas être visité par les corvidés.

Nichoir réalisé dans une butte de terre avec un tonneau et un pvc de 120mm(tadornes et autres casarca, pilets, nettes, colverts. . . ) Nous n'avons jamais eu de visites indésirables dans ce type de nid.

 

Intérieur du nid avec des oeufs de nette rousse.

Revenez vite sur le site voir d'autres nids. . . . ..

Par Paul Marguier - Publié dans : Conseils d'élevage
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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 18:37

VERMIFUGER

Elever les oiseaux correctement, c’est bien entendu leur donner un environnement adapté une nourriture correcte, bien équilibrée, mais aussi éliminer les parasites. Il faut en effet que nos protégés soient en pleine forme pour aborder les rigueurs de l’hiver et la période de reproduction. C est la raison pour laquelle il faut traiter systématiquement une à deux fois par an nos oiseaux

C’est un conseil que donnent tous les éleveurs, si nous voulons conserver nos oiseaux en bonne condition. Il ne faut pas attendre d’avoir un problème pour y penser, c’est un traitement qui doit être systématique.

Quelle est la meilleure époque ?

Après la mue d’automne. Avant la période de reproduction.

 

Quel produit utiliser?

Le flubenol 5% ( flubendazole) des Laboratoires JANSSEN que nous ne trouvons plus en France en Pharmacie, mais on peut s’en procurer en Belgique. Cette molécule est souvent employée pour les aliments médicamenteux (préparation utilisée pour vermifuger elle  est vendue avec  ordonnance). C’est un antihelminthique qui détruit le système cytoplasmique micro lobulaire des cellules absorbantes du tube digestif des parasites. Actif sur les vers ronds et les cestodes. Le fubendazole est bien toléré et sa dose toxique est très éloignée de sa dose thérapeutique. Il est donc d’une grande sécurité d’emploi. La dose à utiliser est de 60 à 80 ppm c’est à dire de 60 à 80 parties par million. Autrement dit (60g à 80g pour 1000 kg de nourriture. Vous trouverez à 1’ intérieure de la boite une mesurette qui vous permettra de doser le produit.

En pratique, nous mélangeons une mesurette (2cl) pour un sceau de 10 litres.

Le Palmicaps 0,5 des laboratoires Sanofi. Composé de deux molécules le Niclosamide et le Levamisole Actif sur : amidostomose, ascaridose, capillariose, hétérakidose, taeniasis. On Donne le produit un mois avant la reproduction. On le trouve également en pharmacies.

 Le Panacure : se met dans l'eau de boisson 1ml de panacure dosé à 10 % dans 10l d'eau .

Il est préférable  de vermifuger 1’ensemble des   oiseaux en même temps afin déradiquer tous les parasites- On dispose d’un nombre de canards relativement important, il  est difficile de les rattraper, alors le flubenol est conseillé. Il se présente sous forme de poudre qu’il  faudra mélanger aux aliments préalablement vaporisés d’eau pour que la poudre adhère .On peut aussi utiliser de 1’ huile de soja à la place de 1’eau. Attention il ne s’ agit pas de noyer les croquettes mais de les humecter légèrement. La poudre sera mélangée en respectant les doses par Kg d’aliment. En pratique, nous mélangeons une mesurette (2cl) pour un sceau de 10 litres. C est la méthode que j’utilise personnellement, pour le mélange, j’utilise une petite bétonnière . Ce mélange est à distribuer pendant huit jours, arrêt huit jours, et reprise durant huit autres jours.

Le palmicaps est très utile lorsqu’on introduit de nouveaux canards dans 1’ élevage, personnellement je leur fait avaler une capsule systématiquement.Attention ne pas donner à un oiseau trop faible, on peut le tuer.

 Paul Marguier   pmarguier@nordnet.fr

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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /2007 22:21

ACQUERIR UN AQUATIQUE D'ORNEMENT

Conseils pour réaliser un bassin pour canards, sarcelles et autres anatidés d'ornement

On a tous été séduits, un jour ou l’autre, par la beauté, d’un canard, d’une sarcelle, d’une oie, ou d’une bernache, un beau matin l’opportunité se présente et nous rentrons à la maison avec un oiseau aquatique, sans en avoir véritablement préparé l’accueil ! C’est à ce moment-là que la réalité s’impose ; il faut en toute hâte préparer un enclos, mettre de l’eau dans un récipient de fortune, mettre à disposition de la nourriture, et puis les interrogations commencent, faut-il faire un abri? quelle nourriture donner ?  Mon Dieu et le chien ! 

Cette situation, j'en suis persuadé, évoque, pour certains, quelques souvenirs. . . Nous avons tous entendu parler aussi d'histoire d’animaux élevés dans une baignoire ! 

Accueillir des aquatiques ne s’improvise pas, il faut s'y préparer. Il faudra, avant toute décision, réfléchir aux quatre paramètres suivants. L'eau, le bassin, le parcours, et l'emplacement.

L’EAU.

Quelles sont vos possibilités en adduction d'eau ? Allez vous pouvoir utiliser l’eau d’une rivière, d’un puits, d’une source, d’un forage, l’eau de pluie, ou tout simplement l’eau du robinet ? Comment évacuer l’eau de vidange et le trop plein?  Avez-vous la possibilité d’évacuer l’eau au tout-à-l’égout, dans un fossé, une rivière ?

La réponse à toutes ces questions vous permettra de décider de l’emplacement de votre bassin, de la taille et de la profondeur de celui-ci, des espèces que vous allez pouvoir y mettre.

Si vous n’avez que l’eau du robinet, évitez de prendre des canards plongeurs, des harles car ces espèces demandent une grande quantité d’eau de bonne qualité, l’eau du robinet n’est pas gratuite.  En revanche vous pouvez sans hésiter prendre des canards de surface qui se contentent de vingt à trente centimètres d’eau. La surface du bassin conditionnera le nombre de canards. 

À titre indicatif pour un couple : deux mètres carrés, pour cinq couples de petits canards quatre mètres carrés suffisent.  Le renouvellement de l’eau peut se faire une à quatre fois par mois en fonction du volume et de la quantité de canards.

Un bassin avec trop plein vous permet par exemple d’adapter une électrovanne (matériel utilisé pour l’arrosage automatique) commandée par une prise programmable qui vous permettra, en réglant le débit désiré avec le robinet, d’envoyer de l’eau propre (100 à 150 l) chaque jour à la même heure. Cette solution est à recommander en été pour refroidir votre eau et éviter la prolifération d’une algue microscopique qui verdit l’eau, cela évitera aussi les mauvaises odeurs.

LE BASSIN

Apprenons à élever nos oiseaux dans de bonnes conditions c’est-à-dire donnons leur la possibilité de vivre dans un environnement adapté, avec une eau correcte pour boire, entretenir le plumage et s’accoupler. Si vous ne pouvez pas réaliser de plan d’eau, alors renoncer à élever des espèces sauvages, et orientez-- vous vers des espèces domestiques qui se contentent de quelques récipients.

Pour réaliser un bassin destiné aux canards de surface plusieurs méthodes se présentent à vous :

        - Bâche en pvc prévue pour palmipèdes. Solution peu onéreuse, mise en œuvre simple, mais quelques inconvénients majeurs. Nettoyage du bassin difficile, durée de vie limitée. 

        - Bassin en fibre de verre. C’est assez cher, la surface est limitée, mais c’est une solution pratique. 

 

 

         - Bassin en béton armé, cette solution est préférable pour différentes raisons. Le coût est raisonnable, possibilité de faire une vidange et un trop plein, durée de vie plus longue, nettoyage aisé

 

Le problème de la mise en œuvre peut être résolu par cette technique dont l’astuce réside en un coffrage réalisé avec une bande en tôle de 1,5 mm d’épaisseur et d’une largeur de 20 cm, la longueur sera fonction de la surface du bassin désirée. Des tôles de deux mètres boulonnées entre-elles permettront d’atteindre la dimension voulue. Des fers à béton seront soudés pour permettre de fixer la tôle en terre et donner la forme désirée. L’ensemble sera mis à niveau en enfonçant le coffrage en terre à l’aide d’une massette en frappant non pas directement sur la tôle mais sur une cale de bois posée sur celle-ci afin de ne pas la mater. Lorsque la mise à niveau est réalisée, il ne reste plus qu’à creuser le bassin. (Photo)

Pour que le nettoyage soit facilité, il faut prévoir un point bas, soit pour y placer la vidange et le trop plein si le terrain s’y prête soit pour pouvoir y placer une pompe de vidange. Un vide-cave peut faire l’affaire à deux conditions, il doit impérativement être prévu pour eaux chargées, mais cela ne suffit pas il faut qu’il puisse accepter les fibres (paille, plumes, herbe, etc) faites le préciser par le vendeur. 

 Un point très important la vidange du bassin doit être prévu et réalisé correctement. Le nettoyage doit être simple et rapide. Si vous devez le vider à la main à l’aide d’un récipient, par exemple, cela deviendra vite une corvée, le nettoyage ne sera pas fait régulièrement et, in fine, ce sont vos oiseaux qui en pâtiront car ils évolueront dans une eau sale et nauséabonde. Observez vos pensionnaires lorsque l’eau a été changée, c’est vraiment la fête, ce serait dommage de se priver du spectacle !

Le coffrage est de niveau, le bassin est creusé, la vidange en pvc est installée, vous pouvez mettre une couche de béton, pas trop liquide, de 5 cm sur toute la surface, ensuite vous réalisez un chaînage avec des fers à béton de 10 (tout autour du bord du bassin) sur le chaînage viendra s’accrocher le grillage galvanisé (croquis). Vous pouvez alors mettre une deuxième couche de béton de 5 cm que vous travaillez à la truelle Ne lissez pas trop les bords pour que vos canards puissent sortir facilement du bassin. N’oubliez pas de mettre dans votre béton un produit hydrofuge et surtout votre bassin doit être coulé en une seule fois le même jour. Évitez les jours de forte chaleur car votre béton doit prendre doucement. Passez un peu d’huile sur les tôles pour décoffrer facilement, celles-ci pouvant resservir par la suite.

 

Très important : il faut prévoir tout autour du bassin une plage de gravier d’une largeur minimum de 40 cm. Cette aire de gravier a l’avantage de drainer les abords du bassin, la surface reste sèche et les canards, qui n’aiment pas se reposer dans l’humidité, s’y prélassent au soleil. Vous pourrez ultérieurement nettoyer les graviers en arrosant copieusement et désinfecter facilement. Le pourtour de votre bassin sera toujours propre et sec.

LE PARCOURS

 

L’espace que vous allez réserver aux aquatiques doit être clos de façon à les contenir dans l’environnement prévu, mais aussi à éviter les prédateurs. La surface du parcours sera engazonnée et tondue régulièrement car les aquatiques préfèrent une herbe jeune aux herbes sèches et trop hautes en particulier les oies et les bernaches. Pour que votre enclos soit toujours en herbe, il faut limiter le nombre d’oiseaux. La clôture peut être constituée par un grillage (maille de 40) qu’il faut enterrer de trente centimètres. Quelle hauteur ? Si votre terrain est protégé en périphérie,  vous pouvez mettre une hauteur de 60cm s’est suffisant car vos oiseaux éjointés ne pourront s’échapper et le coup d’œil sera dû taire bel effet. En revanche si rien ne protège votre terrain, il faudra une clôture beaucoup plus haute. Nous reviendrons, dans un prochain numéro, sur les moyens de protéger vos pensionnaires.

 Il ne vous reste plus qu’à vous mettre au travail pour le bonheur de vos pensionnaires et le plaisir des yeux.

                                                                Paul  MARGUIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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